Secret of Mana Remake – PlayStation 4

Écran titre du jeu Secret of Mana. Les trois personnage Popoi (une sorte esprit de la nature, ou de lutin), Primm une je fille blonde et Randy un jeune guerrier avec de la végération derrière eux et le titre en lettre blanche au haut de l'image.

Si votre âge vous permet d’avoir connu la SNES et que vous aimez les jeux de rôle, vous connaissez sans doute Secret of Mana de Square Enix sorti en 1993. J’ai reçu la nouvelle version de 2018, un ou deux Noëls après sa sortie. J’étais contente d’avoir une raison de rejouer à ce jeu auquel je n’avais pas joué depuis plus de 20 ans, mais les critiques ont un peu diminué mon enthousiasme. Pour cette raison (et deux grossesses), le jeu a ramassé la poussière plusieurs années dans ma bibliothèque avant que j’y joue enfin. Je vais vous présenter la nouvelle version sans faire une tonne de comparatif avec l’original : ça fait tellement longtemps que j’y ai joué que j’ai très peu de souvenirs.

Tout d’abord, voici un petit résumé de l’histoire pour les personnes qui n’ont jamais joué à Secret of Mana, ou bien pour celles qui, comme moi, ne s’en souviennent plus très bien. Le jeu débute avec Randy, l’un des trois personnages de notre groupe, qui trouve une épée prise dans une roche dans un cours d’eau. Bien entendu, il la déloge de là. Cette action entrainera l’apparition de monstres et son exil de son village. Il rencontre un guerrier qui lui expliquera sa nouvelle mission : restaurer l’épée, la Mana Sword. Peu de temps après, deux autres personnages se joindront à lui. 

Vous vous rappelez que j’ai parlé d’une nouvelle version, et non d’un port de jeu. Vous vous demandez alors probablement ce qui a changé. Selon ce dont je me souviens du jeu original, la nouvelle version y est assez fidèle. Les deux principaux changements sont les graphismes et l’ajout de voix. Commençons par les graphismes. Pour un jeu sorti en 2018, il n’y a rien de bien impressionnant là. De nombreux jeux de la génération précédente ont de meilleurs graphismes. Si vous aimez le style pixelisé des anciens jeux vidéos, vous ne trouverez probablement pas que le nouveau style est une amélioration. Personnellement, l’apparence ne me dérange pas. La vue reste de dessus, mais cette fois-ci le jeu est en trois dimensions. Finalement, le jeu a été entièrement doublé en anglais et en japonais. J’ai choisi les voix japonaises, comme les commentaires sur la version anglaise n’étaient pas élogieux. Si vous écoutez de l’animation japonaise en langue original, vous préférez peut-être ce doublage.

Capture d'écran de Secret of Mana Remake où l'on voit un paysage animé avec des arbres en fleurs, des personnages en action, et des créatures mignonnes dans un monde coloré.
Version de 2018
Capture d'écran de Secret of Mana de 1993 où l'on voit le même paysage animé avec des arbres en fleurs, des personnages en action, et des créatures mignonnes dans un monde coloré, mais pixélisé.
Original de 1993

Du côté des mécaniques de jeu, la particularité était et est toujours la possibilité de jouer en mode coopératif local, ou couch coop. En effet, d’autres personnes peuvent se joindre à vous et contrôler les autres personnages. Si vous décidez de jouer en mode solo, vous pouvez facilement changer de personnage pour avoir accès aux différents sorts que maitrisent Primm et Popoï. Une autre particularité des mécaniques est qu’il faut attendre que notre attaque de base se recharge pour faire du dommage. Quand les armes montent de niveau, il est possible de charger l’arme davantage pour faire encore plus de dommage.

J’avais mentionné que les critiques avaient atténué mon enthousiasme à rejouer à ce jeu. Personnellement, j’ai apprécié mon expérience. Est-ce qu’il y a des problèmes? Oui. Sont-ils pires que ceux du jeu original? Je n’en ai pas l’impression. Si vous avez l’habitude de jouer à de vieux jeux, je ne crois pas que les problèmes vous empêcheront d’apprécier celui-ci. Je dirais que ce qui m’a le plus marqué, ce sont les attaques qui manquent très souvent leur cible, et ce, peu importe le niveau des personnages ou que l’on charge les attaques. L’animation laisse aussi à désirer pendant les combats. Bien souvent, je n’avais pas l’impression que mes attaques avaient un impact. Je voyais bien qu’une attaque avait raté ou qu’elle avait fait un certain nombre de dégâts au monstre devant moi, mais je ne savais pas toujours quelle attaque avait donné ce résultat.

Je conclurais que si vous n’avez pas accès à une SNES et une cassette du jeu original fonctionnelles et que l’émulation n’est pas trop votre tasse de thé, il s’agit d’une façon correcte de jouer au jeu. Je dirais également de ne pas vous empêcher de l’essayer à cause des critiques. Toutefois, garder à l’esprit que les problèmes de l’original ont possiblement survécu à la nouvelle version.